Sur la Lyre

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Instreument, ma Lyre

Mon instrement, la lyre, possède la forme du Magatama (ornement de la protohistoire au Japon qui représente figure de l’âme 勾玉). Elle est chromatique à 41 cordes, et porte le nom « Solo sopranolyre ».

Fréquence de la nature

J’accorde en A=432 hertz : On dit que c’est ce qui se faisait à l’époque de Mozart, puis plus tard, Verdi recommandait aussi le même accord dans ses opéras. Quoi qu’il en soit, la hauteur du son est confortable ; la résonnance est plus dense, relaxante et naturelle.

Pour jouer

Je dresse la lyre sur mes genoux, la face de mon côté droit, le fond, à ma gauche. On ne gratte jamais avec l’ongle du doigt les cordes. A la base, on caresse plutôt les cordes avec la pulpe du doigt. L’instrument est petit, c’est pourquoi on peut se déplacer facilement. Le son est doux ; ce qui permet de jouer au chevet d’un patient à l’hôpital. Pour les personnes aux doigts fragiles, on peut simplement toucher les cordes ou glisser dessus (glissando) ce qui crée un son très musical.
On ressent les vibrations de l’instrument en ample résonance jusqu’à notre cœur, c’est très enrichissant.      
Je crois que la lyre rend l’introspection plus agréable et permet de retrouver une harmonie entre l’interne et l’externe. J’insiste sur ce côté « musical zen » de la lyre.

Forme de la Lyre

La lyre était une planche de bois massif avec une grande cavité. Les cordes traversent la cavité sur un côté de la lyre, de bas en haut. Il existe d’autre forme de lyre. Une planche de bois massif creusée au centre, les cordes tendues par dessus le creux.
Pour la première forme, les cordes ont deux hauteurs différentes : Elles passent, soit au-dessus, soit dans le chevalet. Les deux couches de corde correspondent aux touches blanches et aux touches noires du piano. Généralement, je joue les notes blanches (les cordes de dessus) avec la main droite et les notes noires (les cordes de dessous) avec la main gauche. La lyre moderne a une caisse de résonance à grande cavité avec une ou deux ouïes.Grâce aussi aux nombreuses cordes, on a la possibilité de jouer plus librement la musique moderne, autant qu’en modalité grégorienne qu’en système pentatonique.

Naissance de la Lyre moderne

Dans les années 1920, il y eu un grand incendie au bâtiment Goetheanum, à Arlesheim en Suisse. Un poète, musicien Edmund Prahat et un sculpteur W. Lothar Gärtner ont trouvé l’inspiration pour fabriquer un instrument de musique dans les fragments de bois brulés du bâtiment. Prahat et Gärtner cherchaient depuis longtemps ce que serait la musique future. Et ils étaient d’accord sur la nécessité de l’introspection par la musique. Discutant de cette recherche avec Rudolf Steiner qui était l’inventeur de l’anthroposophie, une lyre moderne a enfin été créée en 1926. La forme était un triangle comme l’aile d’un l’ange. Leur souhait était exaucé ; ils avaient réalisé le son idéal dans la lyre.
W.Lothar Gärtner a reçu le titre de Meister (Maître) en Allemagne en 1938. Aujourd’hui la famille de Gärtner continue son atelier en enseignant sa technique aux élèves qui veulent à leur tour devenir Maître.L’éducation curative de Rudolf Steiner prend soin de la résonance naturelle et du système pentatonique dans la musique en centre de soin. C’est autant pour les enfants handicapés mentaux que pour le chevet des patients à l’hôpital.
En 2001, la lyre moderne a trouvé un large public grâce à une chanson d’un film japonais. La beauté de la lyre a provoqué une grande attirance. Pour jouer en public, on utilise un microphone, un amplificateur, un hautparleur, pour pouvoir monter le volume. Grâce à son effet, beaucoup de personne peuvent avoir la chance d’écouter le son de la lyre. Aujourd’hui la lyre moderne cumule la possibilité de nous accompagner à l’intérieur de Soi et de favorise l’extériorisation de Soi-même.